Le mobile, un des futurs du réseau social local ?


Etat des lieux

L’ouverture au grand public de l’internet haut débit mobile, connu sous le nom de 3G en France, le déploiement des bornes Wifi, la perspective de la technologie WiMAX (encore à ses balbutiements en terme de déploiement) et l’arrivée de terminaux mobiles adaptés pour l’internet mobile, notamment l’Iphone, ont ouvert de nombreux débouchés économiques et ont révélé des nouvelles utilisations.
Les géants ont emprunté cette voie et offrent des variantes mobiles de leur site internet voire même des applications pour des terminaux spécifiques (Iphone, Blackberry et Gphone) : Google, Microsoft, SAP et Pagesjaunes.fr. Du côté des réseaux sociaux, Facebook, Linkedin, Myspace ou encore Twitter sont déjà présents mais n’offrent pas vraiment de services spéciaux pour le mobile, complémentaires de leur plateforme initiale. D’autres sites, des cityguides comme Dismoiou, couplent les fonctionnalités de leur site avec la fonction de géolocalisation propre aux terminaux mobiles. Le Velib’, ou ses équivalent dans différentes villes françaises, tire partie de cet internet mobile en offrant aux cyclistes du dimanche le moyen de vérifier à tout moment où est la plus proche station de vélos et par la même occasion, la disponibilité de vélos. Dans ces deux cas, le mobile offre une plus value certaine au service de base.

Un réseau social allemand, AkaAki, fait en ce moment « scandale ». Son slogan, évocateur, « Vous ne serez plus jamais seul en ville » illustre parfaitement à quoi il sert : les fonctionnalités de géolocalisation sont utilisées afin de trouver des personnes inscrites sur le site à côté de chez soi, qu’elles soient vos contacts ou non. Une simple application installée sur votre Iphone permet d’identifier qui est proche de vous. Intrusion? Pas pour le moment mais ce site démontre la puissance voire même le danger que peuvent représenter de telles applications pour la vie privée.

Perspectives

L’utilisation des terminaux mobiles pour surfer sur internet est elle une pratique mainstream ? Une étude américaine récente montre que le nombre d’utilisateurs « motivés par la mobilité » est encore minoritaire mais croissant (39%). Deux barrières existent à cet intérêt pour l’internet mobile : l’âge et le coût d’une telle connexion. Tout d’abord, parmi ces utilisateurs, 70% ont moins de 30 ans. Ensuite, l’accès à une connexion mobile implique l’achat d’un terminal mobile ou d’une clé 3G accompagnés d’un abonnement à un FAI. Le coût est encore trop élevé par rapport à l’intérêt immédiat pour que cette utilisation devienne grand public.
Cependant, l’arrivée de nouveaux acteurs (free?) et de nouveaux services pour les utilisateurs, et pas seulement pour des early adopters, couplée avec la prise de conscience des fournisseurs de contenus que le mobile ouvre une nouvelle porte d’accès à l’information, fait naître l’espoir d’ un internet nomade, devenant véritablement un nouveau média.

Sources:

http://www.pewinternet.org/Reports/2009/5-The-Mobile-Difference–Typology.aspx

http://pisani.blog.lemonde.fr/2009/04/15/la-difference-mobile/#xtor=RSS-3208